Vous entendez un bourdonnement constant dans un mur ? Vous voyez des allées et venues près d’une fissure ? Pas de panique.
Ce guide vous explique quoi faire face à un nid de bourdons et comment évaluer la situation sans prendre de risque.
Que faire face à un nid de bourdons dans un mur ? Le tableau d’action rapide
L’urgence est de savoir si vous devez agir ou non. Ce tableau vous donne la réponse en un coup d’œil.
| Votre Situation | Niveau de Risque | Action Recommandée | Qui contacter ? |
|---|---|---|---|
| Le nid est loin des passages (fenêtre peu utilisée, haut du mur). Personne d’allergique à la maison. | Faible | Ne rien faire. Attendre la fin de l’automne. Le nid de bourdons va mourir naturellement. C’est la solution la plus simple et écologique. | Personne |
| Le nid est près d’une entrée, d’une chambre d’enfants ou d’une terrasse. Le passage est fréquent. | Modéré | Éviter la zone. Ne bouchez surtout pas le trou. Contacter un professionnel pour évaluer la situation et envisager un déplacement. | Professionnel |
| Une ou plusieurs personnes allergiques aux piqûres vivent dans la maison. | Élevé | Ne prendre AUCUN risque. N’intervenez pas vous-même. Le danger, même faible, doit être éliminé. | Professionnel (Urgent) |
Étape 1 : Confirmer qu’il s’agit bien d’un nid de bourdons
Avant toute chose, assurez-vous que vous avez affaire à des bourdons et non à des guêpes ou des abeilles. L’approche n’est pas la même. Le bourdon est un insecte plutôt pacifique et très utile pour la pollinisation.
Voici comment reconnaître un bourdon :
- Aspect physique : Il a un corps trapu et velu, souvent noir et jaune, parfois avec du blanc ou du orange. Il est plus « rondouillard » que la guêpe.
- Son : Son vol est bruyant et assez lent. C’est ce « vrombissement » grave que vous entendez probablement à travers le mur.
- Comportement : Les bourdons ne sont pas agressifs. Ils ne s’intéressent pas à votre nourriture. Ils ne piquent que s’ils se sentent directement menacés ou si leur nid est attaqué.
Comment le différencier d’une guêpe ?
La confusion avec un nid de guêpes est fréquente, mais la différence est simple. La guêpe a une taille fine, très marquée, et son corps est lisse, avec des couleurs jaune vif et noir. Surtout, la guêpe est bien plus agressive et peut piquer plusieurs fois. Si vous voyez des insectes au corps fin tourner autour de votre table à manger, ce ne sont pas des bourdons.
Le signe qui ne trompe pas : Observez l’entrée du nid à distance. Si vous voyez des allées et venues constantes d’insectes trapus et poilus depuis une fissure ou un trou dans votre mur, il y a de fortes chances que ce soit un nid de bourdons.
Étape 2 : Évaluer le danger réel pour vous et votre maison
La présence d’un nid de bourdons dans un mur est plus impressionnante que réellement dangereuse dans la plupart des cas. Il faut séparer le risque pour les personnes du risque pour le bâtiment.
Le danger pour les personnes est faible
Contrairement aux idées reçues, les bourdons sont des insectes très peu agressifs. Ils ne cherchent pas la confrontation. Ils ne piquent que pour se défendre en dernier recours. Le risque de se faire piquer est donc très faible si vous ne les dérangez pas.
Le seul vrai danger concerne les personnes allergiques aux piqûres d’hyménoptères. Dans ce cas, le risque, même minime, doit être pris au sérieux. Si vous ou un membre de votre famille êtes allergique, il est conseillé de faire appel à un professionnel sans attendre.
Le danger pour votre maison est quasi inexistant
C’est une autre grosse source d’inquiétude : est-ce que les bourdons vont abîmer ma maison ? La réponse est non. Les bourdons ne sont pas des insectes xylophages comme les termites. Ils n’endommagent ni le bois, ni le béton, ni les briques.
Ils sont opportunistes : ils utilisent des cavités déjà existantes. Ils ne creusent pas de galeries. Souvent, un nid de bourdons s’installe dans l’isolant, comme la laine de verre ou la laine de roche, car c’est un endroit chaud et protégé. Ils vont « aménager » un petit espace dans l’isolant, mais ils ne le détruisent pas. Les dégâts sur la structure sont donc nuls.
Les 3 solutions détaillées : que choisir ?
Maintenant que la situation est claire, voici les trois options qui s’offrent à vous, en partant de la plus simple à la plus radicale.
Option 1 : La patience, la meilleure approche écologique
C’est souvent la meilleure solution, et la plus simple. Un nid de bourdons a une durée de vie très courte. La colonie se développe au printemps, atteint son pic durant l’été, puis décline. À l’arrivée de l’automne, toute la colonie meurt naturellement, y compris l’ancienne reine.
Seules les jeunes reines fécondées survivent. Elles quittent le nid pour hiberner ailleurs (dans la terre, sous un tas de bois…). Le nid dans votre mur sera donc complètement vide et inactif durant l’hiver. Et bonne nouvelle : un nid de bourdons n’est jamais réutilisé l’année suivante.
Quand choisir cette option ? Si le nid ne présente pas de danger immédiat (loin des portes, fenêtres et aires de jeux) et qu’il n’y a pas de personnes allergiques à la maison. C’est une solution gratuite qui préserve ces pollinisateurs utiles.
Option 2 : Les répulsifs pour les inciter à partir (avec prudence)
Si la cohabitation est vraiment difficile, vous pouvez tenter de les faire fuir sans les tuer. L’objectif est de rendre leur environnement désagréable pour qu’ils déménagent leur colonie.
Certaines odeurs peuvent les déranger. Vous pouvez placer près de l’entrée du nid :
- Des boules de naphtaline (anti-mites)
- De l’encens ou faire brûler du marc de café
- Des huiles essentielles (citronnelle, lavande) sur un coton
Attention, l’efficacité de ces méthodes n’est pas garantie. Il faut surtout éviter les insecticides en poudre ou en spray. Ils sont dangereux pour vous, pour l’environnement, et ils risquent de rendre les bourdons agressifs avant de les tuer. De plus, cela peut laisser une colonie morte en décomposition dans votre mur.
Option 3 : L’intervention d’un professionnel, la garantie de sécurité
Faire appel à un professionnel est la seule option à envisager si :
- Il y a un risque d’allergie.
- Le nid est situé dans un endroit très gênant (près de la porte d’entrée, d’une chambre).
- La situation vous angoisse et vous voulez une solution rapide et sûre.
Un spécialiste saura évaluer la situation. Dans l’idéal, il procèdera au déplacement du nid plutôt qu’à sa destruction. Il possède l’équipement nécessaire pour intervenir en toute sécurité, sans risque de piqûre pour vous ou votre famille. C’est la garantie d’une sécurité avant tout.
Choisir une intervention professionnelle, c’est s’assurer que le problème est réglé proprement, sans danger et dans le respect de la législation concernant ces insectes pollinisateurs.
FAQ : Nid de bourdon dans un mur
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes concernant un nid de bourdons dans une cloison.
Les bourdons vont-ils revenir l’an prochain ?
Non, la colonie ne réutilisera pas le même nid. Cependant, si l’emplacement est idéal (bien exposé, protégé), il est possible qu’une nouvelle reine, complètement différente, décide de s’y installer le printemps suivant. La meilleure prévention est de boucher l’accès une fois le nid mort.
Comment boucher le trou d’accès une fois le nid inactif ?
Il est crucial d’attendre la fin de l’automne ou le début de l’hiver pour être certain que toute la colonie est bien partie ou morte. Ne bouchez jamais le trou en plein été, vous risqueriez d’enfermer les bourdons et de les rendre agressifs. Une fois l’hiver arrivé, vous pouvez boucher la fissure avec du mastic, du ciment ou de la mousse expansive.
Le bourdonnement va-t-il cesser ?
Oui. L’activité du nid est maximale en plein été. Le bourdonnement diminuera progressivement à la fin de l’été et cessera complètement à l’automne lorsque la colonie s’éteindra. Si vous choisissez de patienter, le bruit disparaîtra de lui-même.
Est-il nécessaire de faire détruire le nid ?
Dans 90% des cas, la destruction du nid n’est pas nécessaire. Il ne faut détruire un nid de bourdons que si le danger est avéré et immédiat (allergie, emplacement critique). Ces insectes sont des pollinisateurs essentiels à notre écosystème, il est toujours préférable de privilégier la cohabitation ou le déplacement.